La remise de chèque reste une opération bancaire courante, même si ce moyen de paiement est moins utilisé qu’auparavant. Pour un particulier comme pour une entreprise, elle permet de déposer un ou plusieurs chèques sur un compte afin d’en encaisser le montant. Encore faut-il respecter les bons réflexes, car un chèque mal préparé, altéré ou mal endossé peut être refusé.
Synthèse :
Pour un encaissement fluide, adoptez une routine de vérifications et conservez des preuves, cela réduit les rejets et accélère le traitement par la banque.
- Vérifier la date : assurez‑vous que le chèque a moins de 1 an et 8 jours et qu’il n’est pas raturé ou altéré.
- Comparer les montants : chiffres et lettres doivent correspondre exactement avant tout dépôt.
- Endosser au dos : inscrivez le numéro de compte ou l’IBAN, la date et votre signature pour tracer l’opération.
- Conserver une preuve horodatée : bordereau, photo ou accusé de réception pour suivre ou contester en cas de problème.
Comprendre la remise de chèque
Avant de déposer un chèque, il est utile de bien comprendre ce que recouvre la remise de chèque et pourquoi certaines vérifications sont demandées par les banques. Cette étape évite les erreurs de saisie, les rejets et les délais inutiles.
La remise de chèque désigne l’opération qui consiste à déposer un ou plusieurs chèques sur son compte bancaire pour en obtenir le crédit. Le principe est simple, mais la procédure demande de la rigueur, car la banque contrôle plusieurs éléments avant d’accepter l’encaissement.
Le chèque demeure un moyen de paiement en recul dans les usages, mais il reste présent pour certains règlements, notamment dans les échanges entre particuliers, les paiements ponctuels ou certaines activités professionnelles. Sa circulation impose donc de connaître les règles de base, en particulier sa durée de validité de 1 an et 8 jours à compter de la date d’émission.
Au-delà de ce délai, le chèque est considéré comme périmé et ne peut plus être encaissé normalement. Il faut aussi examiner son état général, car un chèque abîmé, raturé, surchargé ou incomplet attire immédiatement l’attention de la banque.
La cohérence entre le montant inscrit en chiffres et celui écrit en lettres est un autre point de contrôle majeur. La signature de l’émetteur doit également être présente. Enfin, la présence du filigrane de sécurité aide à vérifier l’authenticité du document et à limiter les risques de falsification.
Les étapes pour bien déposer un chèque
Une remise de chèque réussie repose sur une suite d’actions logiques. En suivant ces étapes dans l’ordre, vous réduisez les risques d’erreur et vous facilitez le traitement par votre banque.
Pour un exemple pratique, voyez notre article sur la remise de chèque au Crédit Agricole.
Vérification du chèque avant toute démarche
La première vérification consiste à confirmer que le chèque n’a pas dépassé sa période de validité. En pratique, il doit dater de moins de 1 an et 8 jours. Passé ce délai, il devient inutilisable et la banque peut refuser son dépôt.
Vous devez ensuite comparer le montant écrit en chiffres avec celui rédigé en lettres. Les deux mentions doivent correspondre exactement. La moindre divergence peut entraîner un rejet, car la banque ne peut pas arbitrer librement entre deux montants différents.
Il faut aussi contrôler la présence de la signature de l’émetteur, ainsi que l’absence de rature ou de surcharge sur la date, le montant ou toute autre zone sensible. Un chèque visiblement modifié soulève un doute sur son intégrité.
Enfin, observez le filigrane et l’aspect général du document. Un papier suspect, une impression irrégulière ou un élément visuel incohérent peuvent révéler une tentative de falsification. Ce contrôle visuel reste simple, mais il protège efficacement contre les chèques frauduleux.
Endossement du chèque, aussi appelé acquittement
Une fois le chèque vérifié, le bénéficiaire doit généralement l’endosser. L’endossement consiste à écrire au dos du chèque le numéro de compte ou l’IBAN sur lequel les fonds doivent être versés, la date du jour et la signature du bénéficiaire.
Le dos du chèque doit rester vide du côté de l’émetteur. C’est bien le bénéficiaire qui complète cette partie, sauf si la banque applique des modalités particulières. Cette mention au verso permet d’identifier le compte destinataire et de tracer l’opération.
Dans certaines banques, l’endossement peut ne pas être exigé dans tous les cas, mais il reste fortement recommandé pour faciliter la traçabilité. En cas de doute, mieux vaut suivre la méthode la plus complète pour éviter un blocage lors du traitement.
La signature au dos est un point à ne pas négliger. Sans elle, la procédure peut être interrompue, car le chèque n’est pas correctement acquitté. Pour un dépôt fluide, il faut donc toujours vérifier que les trois mentions attendues sont présentes.
Remplir le bordereau de remise de chèque
Le bordereau de remise de chèque accompagne le dépôt et permet à la banque de recenser les chèques remis. Ce document sert de support de contrôle, surtout lorsqu’il y a plusieurs chèques à créditer sur le même compte.
On y indique en général le nombre total de chèques, le montant de chacun et le montant global à créditer. Ces informations doivent être cohérentes entre elles et correspondre exactement aux chèques déposés.
Dans le cas de remises multipostes, notamment pour les entreprises, d’autres informations peuvent être demandées. Il s’agit par exemple du nom du titulaire du chèque, du nom de la banque émettrice et du numéro de chaque chèque. Ces précisions facilitent le suivi comptable et bancaire.

Avant de valider le bordereau, une dernière vérification s’impose. Une simple erreur de montant ou un oubli de numéro peut ralentir l’encaissement. Cette relecture finale réduit les allers-retours avec l’agence ou le service client.
Dépôt du chèque avec ou sans bordereau
Le dépôt peut se faire de plusieurs manières selon votre banque. La méthode la plus connue reste le dépôt au guichet de l’agence, où un conseiller ou un agent réceptionne les documents et lance le traitement.
Il est aussi possible d’utiliser une urne dédiée, souvent sécurisée, prévue pour recueillir les chèques et les bordereaux. Certaines banques proposent un automate bancaire, appelé GAB, dans lequel vous insérez votre carte, sélectionnez l’option de dépôt de chèque, puis choisissez le compte à créditer.
Le dépôt par courrier affranchi existe également. Dans ce cas, vous placez le chèque et le bordereau dans l’enveloppe prévue par la banque, puis vous l’envoyez ou le déposez dans l’urne désignée. Les banques en ligne fonctionnent souvent avec une double démarche, d’abord une déclaration numérique, puis l’envoi physique du chèque.
Enfin, certaines banques permettent un dépôt via application mobile. Vous photographiez alors le recto, parfois le verso, du chèque, vous vérifiez les informations reconnues automatiquement, puis vous confirmez l’opération. Cette solution accélère la déclaration, mais elle ne remplace pas toujours l’envoi postal du document original.
Le tableau ci-dessous résume les principaux canaux de dépôt et leurs usages.
| Mode de dépôt | Principe | Particularité |
|---|---|---|
| Guichet d’agence | Remise directe du chèque à la banque | Convient aux dépôts ponctuels |
| Urne sécurisée | Dépôt dans un espace réservé | Accessible selon les horaires de l’agence |
| GAB | Insertion de la carte puis choix du dépôt | Automatisation partielle du traitement |
| Courrier affranchi | Envoi du chèque et du bordereau | Souvent utilisé par les banques en ligne |
| Application mobile | Photographie et déclaration numérique | Peut nécessiter un envoi physique ensuite |
Recommandations après le dépôt
Une fois le chèque déposé, le travail n’est pas terminé. Il est préférable de conserver une trace du dépôt, comme une copie horodatée du bordereau ou un accusé de réception numérique. En cas de contestation, cette preuve facilite le suivi du dossier.
Il est également recommandé de surveiller régulièrement le solde du compte. Le crédit peut intervenir rapidement, mais il faut vérifier que l’encaissement a bien été effectué et qu’aucun incident ne bloque l’opération.
Les délais d’encaissement sont souvent compris entre 1 et 2 jours ouvrés, mais ils peuvent varier selon la banque et l’origine du chèque. Un suivi attentif permet de repérer plus vite un retard inhabituel ou un rejet.
Dans un cadre professionnel, cette vigilance prend encore plus d’importance. Lorsqu’un règlement conditionne une livraison, une prestation ou la remise d’un bien, il est préférable d’attendre la confirmation effective du crédit avant de finaliser la transaction.
Erreurs fréquentes et points à surveiller
Plusieurs erreurs reviennent souvent lors d’une remise de chèque. Les connaître permet d’éviter un rejet et de gagner du temps dans le traitement bancaire.
La première précaution concerne la solvabilité du chèque. Pour un montant important ou lors d’une vente de bien, il est prudent de vérifier que l’émetteur dispose bien des fonds. En cas de doute, il est possible de contacter la banque émettrice pour demander une confirmation.
Il ne faut jamais remettre ou déposer un chèque falsifié, ni accepter un document présentant une altération sur la date ou le montant. Ce type d’anomalie entraîne souvent un refus immédiat, car la banque doit sécuriser l’encaissement.
Autre erreur courante, oublier de signer au dos lors de l’endossement. Sans cette signature, la procédure peut être bloquée. Il faut aussi écrire le montant en toutes lettres en commençant par la somme entière, puis la virgule pour les centimes, et terminer par la mention « euros ».
Lorsque le montant est inscrit en chiffres, il est conseillé de bien aligner les nombres sous la mention « euros ». Cette présentation limite les ambiguïtés à la lecture. Enfin, il ne faut pas attendre trop longtemps avant de vérifier que les fonds ont bien été crédités, afin de détecter rapidement un éventuel incident de paiement.
Cas spécifiques et informations complémentaires
Dans la plupart des cas, seul le bénéficiaire nommé sur le chèque peut l’endosser et le déposer. Une transmission à un tiers n’est possible que si un endossement au profit de ce tiers a été prévu et correctement inscrit.
Pour les professionnels et les entreprises, les remises multiples demandent souvent un bordereau plus détaillé. Les banques peuvent demander le numéro des chèques, l’identité des émetteurs ou encore l’établissement bancaire concerné, afin de faciliter le rapprochement comptable.
Les banques en ligne appliquent souvent des règles spécifiques. La déclaration se fait d’abord en ligne, puis le chèque doit être envoyé par courrier affranchi. Cette organisation vise à conserver une preuve numérique tout en réceptionnant le document physique original.
Le fait de ne pas signer le chèque au dos n’empêche pas toujours le dépôt dans toutes les banques, mais pour un meilleur suivi, l’endossement reste recommandé. Cette mention renforce la traçabilité et limite les confusions lors du traitement.
Enfin, avant de remettre un objet, un bien ou un service en échange d’un chèque, prenez le temps de vérifier la solvabilité de l’émetteur. Cette précaution évite bien des litiges et protège votre transaction. En matière de remise de chèque, la rigueur dans chaque étape reste le meilleur moyen d’assurer un encaissement fluide.
